Un relevé par drone produit un modèle 3D de plusieurs gigaoctets. Sur le papier, c’est le livrable idéal : chaque détail de l’ouvrage est mesurable, consultable, archivé. Dans les faits, un fichier de cette taille ne s’ouvre pas sur un poste bureautique, et rares sont les maîtres d’ouvrage équipés d’une station de travail et d’un logiciel de visualisation 3D.
Nira répond à ce problème. Il s’agit d’une plateforme en ligne sur laquelle nous publions les modèles issus de nos relevés par drone et par scanner laser. Vous y accédez depuis un navigateur, sans installation ni matériel particulier, et vous y disposez des outils nécessaires pour inspecter l’ouvrage, mesurer, annoter et partager.

Du relevé au modèle consultable
Le modèle mis en ligne est le produit d’une chaîne de traitement. Les prises de vue par drone sont d’abord assemblées par photogrammétrie, avec géoréférencement à partir de points de contrôle levés au GNSS. Cette phase produit un nuage de points, étape intermédiaire de calcul, à partir duquel est reconstruit le maillage texturé qui constitue le modèle exploitable.
C’est ce modèle, à l’échelle et géoréférencé, qui est publié sur la plateforme. La chaîne accepte aussi bien nos données photogrammétriques que les relevés par scanner laser 3D, y compris les nuages de points comportant des images panoramiques, et s’interface avec les principaux logiciels de traitement du marché.
Retrouver les photos sources depuis le modèle
Les clichés utilisés pour la reconstruction sont conservés et associés à leur position de prise de vue. En cliquant sur un point du modèle, vous accédez directement aux photographies qui couvrent cette zone, consultables en pleine résolution.
Cette liaison résout un problème classique des inspections : disposer de plusieurs milliers de photographies dont on ne sait pas laquelle correspond à quelle partie de l’ouvrage. Ici, la navigation dans le modèle sert d’index visuel au reportage photographique.

Mesurer directement dans le modèle

Les outils intégrés permettent de relever des distances, des surfaces, des volumes et des pentes sans retour sur site. Une fissure repérée lors d’une réunion peut être mesurée dans la foulée, un volume de désordre quantifié, une hauteur vérifiée avant intervention.
Ces mesures s’appuient sur le géoréférencement du modèle, ce qui les rend cohérentes avec vos autres données topographiques.
Le mapping des désordres
Nos opérateurs parcourent le modèle et repèrent chaque désordre visible sur l’ouvrage. Les outils d’annotation permettent de détourer la zone concernée, de la caractériser et de lui associer une photographie de détail. Chaque annotation est localisée dans l’espace et reste attachée à sa position sur le modèle.
Les annotations et les mesures peuvent être importées et exportées, ce qui permet de les intégrer à vos propres outils ou de reprendre un jeu d’annotations existant lors d’une campagne ultérieure.

Superposer vos données de référence
La plateforme accepte l’import d’orthomosaïques au format GeoTIFF et de calques de dessin DXF géoréférencés. Vos plans d’exécution, vos emprises ou vos états projetés peuvent donc être affichés en superposition du modèle, dans le même référentiel.
Pour un bureau d’études, cela signifie confronter directement l’état relevé et l’état théorique, sans exporter le modèle vers un autre logiciel.
Suivre l’évolution des désordres dans le temps
Un mode de comparaison permet de confronter deux versions du même ouvrage relevées à des dates différentes, en 2D comme en 3D. L’évolution d’une pathologie devient alors visible et quantifiable, au lieu d’être appréciée de mémoire ou par confrontation de photographies non calibrées.
C’est la fonction la plus utile lorsque l’inspection s’inscrit dans un suivi périodique : chaque campagne enrichit l’historique de l’ouvrage plutôt que de repartir de zéro.
Générer le rapport
Une fois le mapping terminé, la plateforme génère un rapport PDF reprenant les désordres relevés, leur localisation et les vues associées. Ce document s’intègre à un dossier technique, à un rapport d’inspection ou à un dossier d’archive, et reste exportable indépendamment de la plateforme.
Le modèle en ligne et le rapport se complètent : le premier permet l’exploration libre, le second fixe un état daté et transmissible.
Partager sans installation ni compte
Chaque modèle dispose d’un lien de consultation propre. Vous le transmettez à qui vous voulez, et vos interlocuteurs y accèdent depuis leur navigateur, sans logiciel à installer ni compte à créer. L’accès peut être restreint par mot de passe, et les droits gérés par groupes d’utilisateurs lorsque plusieurs intervenants doivent consulter le même ouvrage avec des niveaux d’accès distincts.
Le modèle peut également être intégré directement dans une page web, ce qui permet de le publier au sein de vos propres supports.
Un exemple : la numérisation d’une toiture
Nous avons relevé une toiture dans le cadre d’une numérisation 3D. La couverture photographique a été réalisée par drone selon un plan de vol assurant un recouvrement continu sur toute l’étendue de l’ouvrage, inaccessible depuis le sol.
Le modèle reconstruit a ensuite été parcouru dans son intégralité pour donner un état complet de l’ouvrage, consultable en ligne.



